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Si vous avez d’autres bonnes idées, n’hésitez pas à nous en faire part.
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Sciences Po 2013: objectif “Campus Responsable”
L’association Ecocampus se félicite de la parution du rapport Sciences Po: Objectif 2013, publié par l’administration et qui fixe les grandes lignes de la politique de l’IEP pour les années à venir. Parmi les principaux objectifs affichés, celui de faire de Sciences Po un campus Eco-Responsable, apparemment en collaboration avec la Clinton Initiative. L’association fera tout pour s’associer un maximum aux démarches entreprises par l’administration. Nous espèrions cela depuis longtemps et attendons maintenant avec impatience les premiers résultats concrets qui découleront de ce bel engagement.
Le Vert du Mois
Qu’est-ce que c’est?
Une sorte de Green Drink universitaire, une petite réunion mensuelle et informelle des étudiants intéressés par les questions de développement durable, dans la vie en général et sur les campus en particulier.
Venez nombreux vous rencontrer, discuter et partager vos idées entre étudiants de différentes universités et écoles.
Où, Quand et Comment?
Le Mercredi 3 Décembre à partir 20h30, à l’Alter Mundi Café, 4 rue Jean Pierre Timbaud, Paris 11ème, tout simplement.
Idée de pré-Noël: établir une liste de cadeaux écolos car immatériels -> places de ciné/concert, invitation au resto, un vol en parapente… qu’en pensez-vous?
PS: Vous pouvez Rejoindre le groupe Facebook ici
Après déjà un petit trimestre de cours, Ecocampus a déjà avancé, voici quelques-unes des dernières nouvelles de l’association.
Le Bilan Carbone, réalisé courant 2007-2008 mais longtemps bloqué pour d’obscures administratives, sera très bientôt publié. Une version revue et legèrement modifiée qui dressera un portrait énergétique de Sciences Po. Comme vous pourrez le constater, Sciences Po peut mieux faire. Après cette partie purement de diagnostic, viendra le temps des propositions concrètes d’amélioration écologique. A vous de commencer à y réfléchir dès maintenant !
A propos de la dernière réunion, encore une fois pas très bien organisée avec un changement de salle à la dernière minute (Nostra massima culpa, ça n’arrivera plus), bien que peu nombreux nous avons réussi à avancer un peu sur un certain nombre de projets. Les contacts ont été pris et des groupes se sont formés, notamment autour de l’exploitation du Bilan Carbone, l’étude du système de tri des déchets et la possible obtention d’un label vert par le service de reprographie, ainsi que des idées d’opérations de communication.
Nous avons aussi discuté de la prochaine rencontre écologiste inter-associative qui aura lieu Mercredi 3 décembre à partir de 20h30 à l’Alter Mundi café, 4 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11ème. “Le Vert du Mois” de Décembre sera l’occasion de discuter économies de chauffage et lutte contre le réchauffement climatique autour d’un bon vert de vin rosé. Comme le dit si bien Rabelais, repris par nos amis d’In Vino Veritas, «Le jus de la vigne clarifie l’esprit et l’entendement», en clair c’est autour d’un verre que l’on discute le mieux et que nous viennent les idéees les plus lumineuses.
A bons entendeurs, salut!
A cause du réchauffement climatique, “C’est sûr, nous aurons des catastrophes, des cataclysmes, des guerres.” Claude Lorius (lire ci-dessous son entretien donné au Monde)
Claude Lorius est-il exagèrement pessimiste ou simplement réaliste?
Choisir la première réponse est tentante, on peut l’étayer en ressortant des cartons les prédictions bidon des années 60 sur l’an 2000 -la fin du pétrole, l’hiver nucléaire… le pétrole coule toujours à flot (mais il est plus cher) et grâce à Areva (Funkytown!) le nucléaire est presque devenu cool-.
Choisir la seconde est… réaliste. Parce que la science a fait des progrès on comprend maintenant le fonctionnement de notre planète comme jamais auparavant. On sait que l’Homme consomme trop de ressources naturelles, il vit à crédit de la planète. Pour le moment ça va encore à peu près, mais tout comme le système financier a fini par craquer après 20 ans de crédit trop facile, il est probable qu’un jour viendra où à force de changements trop rapides, l’équilibre naturel global sera rompu. Sans être aussi brutal qu’un gros krach boursier, son impact sera immense.
Pour éviter que ce changement ne nous fasse trop mal, il nous faudrait sursauter. Inventer, trouver de nouvelles idées qui nous permettrons de vivre mieux autrement. A priori, nous n’aurons pas le choix, le monde va changer, il faudra bien s’adapter. On pourrait aussi anticiper, et n’y a-t-il pas de meilleur endroit pour ça que l’Université, lieu de débat et de formation? D’où le titre de ce billet, notre université Sciences Po sursautera-t-elle?
Né en 1932 à Besançon, père de la glaciologie moderne, Claude Lorius doit recevoir, mercredi 12 novembre, à Tokyo, le prix Blue Planet, l’une des plus prestigieuses récompenses internationales dans le domaine de l’environnement. En 1987, avec Jean Jouzel et Dominique Raynaud, il a été le premier à exploiter la présence de CO2 dans les carottes de glaces polaires pour établir un lien expérimental entre changements climatiques et concentrations des gaz à effet de serre.
Un peu plus de vingt ans après vos travaux publiés en 1987 dans la revue Nature, tout le monde se pose la question : est-ce réversible ?
Honnêtement, je suis très pessimiste… Sur les CFC (chlorofluorocarbures), on voit bien que l’arrêt de leur utilisation a permis de réduire le trou dans la couche d’ozone, mais en ce qui concerne la crise climatique, on sait que même si on stabilisait aujourd’hui les émissions de CO2, ce gaz à effet de serre ne disparaîtrait pas pour autant. Il est là pour un moment…
Il est difficile de dire si on a dépassé les limites, mais il est évident qu’on va subir un réchauffement : on prévoit d’ici la fin du siècle un bond climatique qui pourrait être équivalent à celui que la planète a franchi en dix mille ans pour passer de l’âge glaciaire à l’holocène ! Et je ne vois pas que l’homme ait actuellement les moyens d’inverser la tendance.
Poussant jusqu’au bout la logique d’un dérèglement du climat, certains évoquent aujourd’hui le retour d’une ère glaciaire. Est-ce envisageable ?
Dans un certain nombre de milliers d’années… Aujourd’hui, c’est totalement hors de propos ! Les périodes de réchauffement et de glaciation montrent des cycles de 100 000 ans, dus à la trajectoire de la Terre autour du Soleil en suivant une ellipse qui s’altère très légèrement, mais suffisamment pour modifier le climat sur ces très longs termes. Ce qui est nouveau, et que nous avons montré avec l’analyse des bulles d’air emprisonnées dans la glace, c’est que désormais l’homme, en multipliant les gaz à effet de serre, a accéléré un cycle de réchauffement sur un très court terme.
Rapide, irréversible… Cela ressemble tout de même à un scénario catastrophe.
Je ne crois pas que l’homme va disparaître. Les paysages vont changer, les glaciers vont fondre : la liste des impacts est impressionnante parce que, sur cette question, tout est interdépendant… Ainsi, si le permafrost – ce couvercle de glace qui recouvre les sols arctiques – fond, il va libérer du méthane qui, en retour, va accentuer l’effet de serre et aider ainsi à la fonte des glaces. Et plus la surface de celles-ci diminue, plus leur pouvoir réfléchissant disparaît, amplifiant encore le réchauffement…
C’est sûr, nous aurons des catastrophes, des cataclysmes, des guerres. Les inondations, les sécheresses, les famines s’amplifieront, mais l’homme sera toujours là. Ce que nous devons comprendre, c’est que nous entrons dans une nouvelle ère, l’anthropocène, où pour la première fois dans l’histoire de la Terre, l’homme gouverne l’environnement. Il est la première cause des menaces et modifications qui pèsent sur la planète : à lui de savoir ce qu’il veut en faire et comment il va se comporter avec elle.
Une nouvelle ère ?
L’idée n’est pas de moi, mais elle est essentielle dans la compréhension des évolutions du monde dans lequel nous vivons. C’est le Prix Nobel de chimie Paul Crutzen, qui – le premier – a associé le début de l’anthropocène à l’augmentation des concentrations en CO2 telle que l’a montrée l’analyse des glaces. Mais cet impact humain ne concerne pas seulement le climat. L’occupation des sols, l’utilisation des ressources, la gestion de nos déchets sont autant d’agressions à la planète qui relèvent de l’homme et le menacent.
Pour le réchauffement climatique, la question de l’énergie est le levier essentiel. Au XXe siècle, alors que la population était multipliée par quatre, la consommation d’énergie dont dépendent les émissions de gaz carbonique était multipliée par 40 ! Certains affirment aujourd’hui que la courbe d’augmentation de la population va se calmer. Sans doute. Mais la courbe de la consommation d’énergie, elle, n’a aucune raison de plonger !
Si l’homme est responsable, gardien de cette Terre, quels moyens a-t-il de la sauver ?
Pour le coup, ce n’est pas mon domaine de compétence… Je ne sais pas. Et c’est là que réside mon pessimisme : je ne vois pas comment on va s’en sortir. Le problème majeur est la question de l’énergie. Il faut arriver sur ce plan à une gouvernance internationale, mais ce n’est pas possible actuellement, ou en tout cas je ne vois pas comment… Regardez le Grenelle de l’environnement ! C’était un bel effort, mais au final, il n’y a pas l’argent suffisant pour mener une politique efficace à court terme… La moindre velléité de mettre une taxe sur les 4×4 rend les politiques fébriles de devenir impopulaires… et ce n’est pas en habillant Total en vert qu’on va changer quoi que ce soit.
N’existe-t-il pas de possibilité d’un nouvel ordre économique basé sur le développement durable ?
Le développement durable est une notion à laquelle je ne crois plus. On ne peut pas maîtriser le développement. Et pour être durable, il faudrait être à l’état d’équilibre, or cet équilibre n’existe pas. C’est un terme trompeur. Avant, j’étais alarmé, mais j’étais optimiste, actif, positiviste. Je pensais que les économistes, les politiques, les citoyens pouvaient changer les choses. J’étais confiant dans notre capacité à trouver une solution. Aujourd’hui, je ne le suis plus… sauf à espérer un sursaut inattendu de l’homme.
Forte de ses succès les années précédentes, Ecocampus repart pour une nouvelle saison !
Jusqu’à présent organisée en collectif associatif, l’association Ecocampus est maintenant indépendante et officiellement reconnue à Sciences Po après le vote-procédure de reconnaissance.
Une fois passée l’épreuve du suffrage universel étudiant, le moment est venu de passer aux choses sérieuses…
-Publier et exploiter le Bilan Carbone réalisé l’an dernier
-Obtenir le label Imprim’Vert pour le service reprographie
-Passer à un éclairage basse conso
-Avec d’autres associations écologistes étudiantes, discuter, imaginer et partager les bonnes idées
-Sensibiliser, encore et toujours, par des conférences ou la projection de films engagés par exemple
Cette liste n’est pas forcément exhaustive, à vous de la compléter !
Environnement votre,
L’équipe Ecocampus
Ca y est, nous avons délibéré mardi soir avec M.Bigorgne et M.Palomo, et c’est Action Carbone qui a été retenu pour s’occuper du bilan carbone de Sciences-Po l’an prochain! La sélection a été dure, mais l’aspect pédagogique bien développé a finalement charmé l’équipe. Les étudiants qui participeront à ce travail pourront, nous l’espérons, en retirer de nombreux savoir-faire et une bonne expérience en la matière!

Plus d’informations très bientôt en ligne sur le calendrier et les autres détails de la mise en place! N’hésitez pas à nous écrire pour en savoir plus bien sûr!
L’opération lancée ces dernières semaines pour promouvoir l’action du collectif s’est achevée la semaine dernière sur un bilan très satisfaisant: 415 tonnes ont été compensées par 136 étudiants! Toutes l’ont été par achat de permis, mais 15 tonnes seront aussi compensées par subvention de projet par le collectif grâce la subvention que Sciences-Po accordera à l’opération du collectif pour compenser certaines émissions du campus!!
Alors certes il ne s’agit que d’un début, mais il ne faut pas négliger les effets “boule de neige” (contre le réchauffement, cela peut être utile:-), et surtout le fait que certains étudiants pourront maintenant s’investir plus encore, s’ils le souhaitent, dans le bilan carbone qui sera effectué l’an prochain par un consultant et avec l’aide des étudiants dans le cadre d’un projet co.
Et surtout n’oubliez pas: l’essentiel est avant tout de réduire nos émissions quotidiennes! Il n’y a pas de petits gestes!:-)
L’opération “CO2 : Reduisons, Compensons” se terminera vendredi 8 juin en fin d’après-midi.
Venez vous renseigner, connaître vos émissions de GES, réduire et compenser tous les jours en péniche d’ici là !
Nous serons présents :
Lundi : entre 10h et 14h45
Mardi : entre 11h45 et 14h
Mercredi : entre 10h et 18h
Jeudi : entre 9h et 17h
Vendredi : entre 10h et 16h
Jusqu’à présent 350 tonnes de CO2 ont été compensées par les étudiants.
On continue jusqu’à vendredi !
Cette semaine encore, les étudiants du collectif seront présents dans la péniche à Sciences-Po! Mais voici pour le moment quelques photos prises la semaine dernière sur le stand!
Voilà tout d’abord Antoine, qui tenait la table au moment de la séance photos (voyez le beau panneau, maintenant ce sont presque 300 tonnes compensées en 10 jours!)… (Lire la suite…)
Pour tous ceux que cela intéresse, voilà un petite trouvaille bien utile… Il s’agit d’une barre d’outils téléchargeable regroupant un ensemble de liens vers les sites institutionnels et journalistiques traitant d’environnement, mais aussi des liens vers des blogs écolos, le site de la majorité des associations environnementales, et enfin des liens vers des boutiques d’achat responsable en ligne et des flux d’actualité en RSS. Une fois téléchargée, la barre est aussi personnalisable avec quelques gadgets tels que les avis de réception d’emails, le blocage de pop-up, etc.! Enfin, l’outil est perfectible donc si vous avez des remarques ou suggestion en l’utilisant, n’hésitez pas à communiquer avec ses consepteurs pour l’améliorer, l’usage est participatif!
Enfin, bonne nouvelle, parmi les liens “Associations & Co” on trouve le collectif Ecocampus!
Pour plus d’infos, voir ici.