
Mardi dernier, Ecocampus et Transatlantique accueillaient Kathleen Rogers, avocate spécialiste de l’environnement et présidente du Global Earthday Network, une des plus grandes ONG de défense de l’environnement aux Etats-Unis. L’occasion de discuter de l’engagement des universités pour le développement durable et aussi de constater les grandes différences dans la façon dont sont abordées ces problématiques des 2 cotés de l’Atlantique.
Les Etats-Unis, mauvais élèves de la lutte contre le réchauffement climatique? Pas vraiment, à l’écoute de Mme Rogers on se rend rapidement compte que les Etats-Unis, à la traîne dans les discussions internationales, s’engagent fortement au niveau local.
American Green Dream
Aux Etats-Unis l’environnement fait partie des sujets importants dont discutent ensemble les responsables d’universités qui savent que leurs établissements sont aussi jugés sur ces critères, créant ainsi les conditions d’une véritable émulation entre eux. La pression pour le changement vient aussi et surtout d’un lobbying efficace de la part des étudiants, qui sont aussi des clients dont les droits d’inscription contribuent largement au budget de leurs universités. En contact régulier avec l’administration et bien renseignés, ils discutent des opérations à mener, s’appuyant principalement sur des arguments économiques, mais aussi pédagogiques, éthiques et concernant la qualité de vie. Une démarche d’autant plus pertinente que les campus sont aussi des lieux de résidence, ce qui multiplie les opportunités d’actions.
Tous les ans dans les campus participant au Earthday Network, une Journée de la Terre est organisée durant laquelle sont présentés les engagements pris par l’université. La sensibilisation et la mobilisation passe aussi tout au long de l’année par les journaux des campus qui, d’après Mme Rogers, jouent un rôle important sur ces questions.
Et Sciences Po dans tout ça ?
L’organisation et la culture des universités françaises étant bien différentes des Etats-Unis, l’engagement pour l’environnement prend une forme bien différente. D’abord, le campus français n’étant qu’un lieu d’études et non de vie, son empreinte écologique est donc relativement faible par rapport aux universités américaines. Les relations avec l’administration et le sentiment de communauté ne sont pas aussi développés ni naturels. L’administration n’a pas vraiment l’habitude de partager certaines informations techniques avec les étudiants et l’opinion publique de Sciences Po n’est pas très engagée sur les questions concernant le fonctionnement du campus. Et pourtant, on avance. Bientôt sur ce blog, de bonnes nouvelles…






